8 décembre: Immaculée Conception de la Vierge Marie
Oui, nous voulons te rendre grâce, Sainte Vierge Mère de Dieu et notre Mère bien-aimée, pour ton intercession en faveur de l'Eglise. Toi qui, accueillant sans réserve la volonté divine, t'es consacrée de toutes tes forces à la personne et à l'oeuvre de ton Fils, enseigne-nous à garder dans notre coeur et à méditer en silence, comme Tu l'as fait, les mystères de la vie du Christ.

Toi, qui as avancé jusqu'au Calvaire, toujours profondément unie à Ton Fils qui, sur la Croix, te donna comme mère au disciple Jean, fais que nous te sentions toujours proche de nous à chaque instant de notre existence, en particulier dans les moments sombres et d'épreuve.

Toi, qui, le jour de la Pentecôte, avec les Apôtres en prière, as imploré le don de l'Esprit Saint pour l'Eglise naissante, aide-nous à persévérer en suivant fidèlement le Christ. Avec confiance, nous tournons notre regard vers Toi, comme vers "un signe d'espérance assurée et de consolation devant le peuple de Dieu [...] en attendant la venue du jour du Seigneur" (n. 68).

Partout dans le monde, les fidèles t'invoquent avec une prière insistante, Marie, afin que, exaltée dans le ciel parmi les anges et les saints, tu intercèdes pour nous auprès de ton Fils "jusqu'à ce que toute les familles des peuples, qu'ils soient déjà marqués du beau nom de chrétiens, ou qu'ils ignorent encore leur Sauveur, soient enfin heureusement rassemblées dans la paix et la concorde en un seul peuple de Dieu à la gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité" (n. 69). Amen

SS Benoît XVI

En la fête de ton Immaculée Conception
je reviens te vénérer, ô Marie,
aux pieds de cette statue qui,
de la Place d'Espagne, permet
à ton regard maternel d'étendre la vue
sur cette antique ville de Rome,
qui m'est si chère.

Je suis venu ici, ce soir,
pour te rendre l'hommage
de ma dévotion sincère.
C'est un geste à travers lequel s'unissent à moi,
sur cette Place, d'innombrables Romains,
dont l'affection m'a toujours accompagné
au cours de toutes les années
de mon service au Siège de Pierre.
Je suis ici avec eux pour commencer le chemin
vers le cent-cinquantième anniversaire du Dogme
que nous célébrons aujourd'hui
avec une joie filiale.

2. Reine de la paix, prie pour nous !

C'est vers Toi que se tourne notre regard
avec la plus grande anxiété,
à Toi que nous avons recours
avec une confiance plus insistante
en ces temps marqués
par de nombreuses incertitudes et craintes
pour le destin présent et à venir de notre planète.

Vers Toi,
source de l'humanité rachetée par le Christ,
finalement libérée de l'esclavage
du mal et du péché,
nous élevons ensemble
une supplication pressante et confiante:
Écoute le cri de douleur des victimes
des guerres et de tant de formes de violence,
qui ensanglantent la terre.
Dissipe les ténèbres de la tristesse
et de la solitude,
de la haine et de la vengeance.
Ouvre l'esprit et le coeur de tous
à la confiance et au pardon!

3. Reine de la paix, prie pour nous !

Mère de Miséricorde et d'espérance,
obtiens pour les hommes
et les femmes du troisième millénaire
le don précieux de la paix:
la paix dans les coeurs et dans les familles,
dans les communautés et entre les peuples;
la paix en particulier pour ces nations
où l'on continue chaque jour
à se battre et à mourir.

Fais que chaque être humain,
de toute race et de toute culture,
rencontre et accueille Jésus,
venu sur la Terre dans le mystère de Noël
pour nous donner "sa" paix. Mère, Reine de la paix,
donne-nous le Christ, véritable paix du monde!

Jean-Paul II
08/12/2005

25 Décembre: Nativité du Seigneur  
Mon Dieu qui dormez, faible entre mes bras,
Mon enfant tout chaud sur mon cœur qui bat,
J'adore en mes mains et berce, étonnée,
La merveille, ô Dieu, que vous m'avez donnée.
De fils, ô mon Dieu, je n'en avais pas.
Vierge que je suis, en cet humble état,
Quelle joie en fleur de moi serait née?
Mais Vous, Tout-Puissant, me l'avez donnée.
Que rendrai-je à Vous, moi sur qui tomba
Votre Grâce? O Dieu, je souris tout bas,
Car j'avais aussi, petite et bornée,
J'avais une grâce et Vous l'ai donnée.
 
De bouche, ô Dieu, Vous n'en aviez pas
Pour parlé aux gens perdus d'ici-bas...
Ta bouche de lait vers mon sein tournée,
O mon Fils, c'est moi qui te l'ai donnée.
 
De main, ô Dieu, Vous n'en aviez pas
Pour guérir du doigt leurs pauvres corps las...
Ta main, bouton clos, rose encore gênée,
O mon Fils, c'est moi qui te l'ai donnée.
 
De chair, ô Dieu, Vous n'en aviez pas
Pour rompre avec eux le pain du repas...
Ta chair au printemps de moi façonnée,
O mon Fils, c'est moi qui te l'ai donnée.
 
De mort, ô Dieu, Vous n'en aviez pas
Pour sauver le monde... O douleur! là-bas,
Ta mort d'homme, un soir, noire, abandonnée,
Mon petit, c'est moi qui te l'ai donnée.
 

 Berceuse de la mère de Dieu
                                        Marie Noël

 

Par l'âne et par le boeuf, par l'ombre et par la paille
Par la pauvresse à qui l'on dit qu'elle s'en aille,
Par les nativités qui n'eurent sur leur tombes
que les bouquets de givres aux plumes de colombes
par la vertu qui lutte et celle qui succombe:
Je vous salue Marie

Par votre modestie offrant des tourterelles,
par le vieux Siméon pleurant devant l'autel,
Par la prophétesse Anne et par votre mère Anne,
Par l'obscur charpentier qui, courbé sue sa canne,
Suivait avec douceur les petits pas de l'âne:
Je vous salue Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri,
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid,
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée,
Par le baiser perdu, par l'amour redonné,,
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie:
Je vous salue Marie.

Francis Jammes (1868-1938)