Genèse de la Règle

Un jour nous dit la chronique de l'Annonciade, Jeanne dit au Père Gabriel Maria qu'elle se sent « contrainte » par Dieu et par sa Mère bénie de lui révéler le secret de son coeur.
« Mon Père, par la grâce de mon Dieu et non par mes mérites, alors que je n'avais encore que cinq ans, un jour, comme j'étais à la messe, devant l'image de la Vierge Marie et du crucifix, une chose vint me frapper en mon coeur et me dit :

« Avant ta mort, tu fonderas une religion de la Vierge Marie et se faisant, tu me feras un grand plaisir et un honneur à la très digne Mère de Dieu. »

 Un jour elle priait la Vierge Marie afin « de connaître de quelle vie elle devrait vivre ainsi que les religieuses de son Ordre ». Elle entendit en elle-même cette parole :

    

« Fais écrire tout ce qui est écrit en l'Évangile que j'ai fait en ce monde, fais-en une Règle et trouve moyen de la faire approuver du Siège Apostolique. Sache que pour toi et pour tous ceux et celles qui voudront la garder  c'est la voie sûre d'accomplir le plaisir de Dieu. »

 Elle confie alors au Père Gabriel Maria, franciscain, la rédaction du texte. Celui-ci va rechercher dans les Évangiles tous les passages où il est question de la Vierge Marie : Il trouva que les évangélistes ont seulement fait mention de dix vertus, à savoir:


PuretéPrudenceHumilitéFoiLouangeObéissancePauvretéPatience  CharitéCompassion 


Ce n'est pas un code d'observances, mais plutôt l'expression d'une manière de vivre sous le regard de Dieu, à l'exemple de Marie. Ainsi, pour plaire à Dieu, les soeurs « n'auront à suivre que la Vierge Marie et sa vie rapportée au saint Évangile.»